Il fallait bien que je revienne écrire par ici pour me faire quelques copines. Ou pas.


Depuis quelque temps, je vois passer des publications de techniciennes et de formatrices d'excellence qui expliquent, avec plus ou moins de délicatesse, que les capsules intégrales - tips entiers préformés recouvrant l'ongle de la cuticule au bord libre - (dont les Soft Gel Tips font partie, et que beaucoup appellent communément "Gel-x" par extension) seraient une sorte de "sous-technique". Un raccourci, la petite solution de facilité qui va bien pour celles qui ne savent pas construire, ou qui ont la flemme de maîtriser l'architecture de l'ongle, qui aiment le rendu plastique, qui ne veulent pas trop s'embêter, bla bla bla.

Pire encore, elles critiquent l'aspect "non-naturel" du résultat, et attaquent l'idée que les capsules américaines pourraient avoir une bonne tenue dans la durée, être solides, et respectueuses du corps. La capsule américaine serait à l’onglerie ce que le plat préparé est à la gastronomie : on ouvre, on chauffe, on sert, mais c'est trop salé alors si possible pas tous les jours, merci bonsoir.

Et chaque fois que je lis ou j'entends ces attaques, j’ai un petit mouvement de sourcil. Je plisse les yeux en mode sharpei, et j'aurais presque envie de prendre rdv pour un petit botox. 
Parce que vraiment ? C'est bas. 
Au mieux c'est ignorant, au pire c'est malhonnête et mal intentionné. 

Après vingt ans à construire, porter, analyser, corriger, et enseigner des ongles, j'ai suffisamment de recul pour affirmer ceci :

Si vous pensez que les capsules américaines sont la technique de celles qui ne maîtrisent pas les notions d'architecture de l'ongle, c’est simplement que vous n’avez pas encore compris vous même tout ce qu’on peut faire avec. 

Jugez les par des faits et pas des "grandes vérités qui vous arrangent". 
Entre nous, sans compréhension solide de l’anatomie, de l’architecture et des interactions entre l’ongle naturel, la peau et les matériaux utilisés, aucune pose de capsules américaines ne peut être réellement maîtrisée.
Ni aucune autre technique, d’ailleurs.

Donc on ne panique pas parce qu’une technologie brillante vient bousculer nos petites habitudes bien installées, on respire… et on la teste dans les règles de l'art avant de lui faire un procès. 

Posées en mode haute-couture, ces tips seront inoubliables. À porter, à voir, et à facturer. 
Qui a dit que ça doit se facturer moins cher parce que c'est rapide? 
Certainement pas. 

Ce qui justifie votre prix, c'est votre expertise, pas votre choix de produit. N'oubliez jamais qu'une marge importante correspond à l'ensemble des décisions que votre cliente ne peut pas prendre à votre place.

Mais avant que le clan du shortcut ne se réjouisse trop vite, petite nuance please : si vous utilisez les capsules intégrales pour éviter de comprendre l’architecture, vous faites fausse route. 
Cet article n’est pas davantage pour vous. 

J'ai un profond respect pour les divergences d'opinion. 
Mais absolument aucun pour les fausses grandes vérités. 

Je ne supporte pas plus le mensonge médiatique qui consiste à vendre des solutions de facilité là ou elles ne sont pas que les discours intellos hautains visant à rabaisser une technique en la qualifiant de bas de gamme simplement parce qu'elle n'est pas sculptée à la main. 

Pour moi c'est ça le pire des raccourcis. Avoir l'esprit fermé.

Une architecture préfabriquée reste un volume à comprendre. 

Pré fabriqué ne veut pas dire qui va à tout le monde. Une cliente. Deux choix de formes et longueurs. Quatre anatomies de tips compatibles. Un seul sera idéal, parce qu'en plus d'un résultat esthétique il offrira la compensation volumique recherchée et le meilleur rapport finesse / résistance pour cette anatomie. C'est ici tout l'intérêt d'une architecture préformée : selon son matériau elle peut offrir une excellente résistance mécanique avec très peu de volume. 
Sorry. (But not sorry).

Je crois que c’est sans doute ça qui agace certaines personnes.
On a passé tellement d’années à valoriser nos sculptures manuelles qu’on a fini par considérer comme suspect tout ce qui existe de déjà formé.

Pourtant, une capsule intégrale possède ses propres propriétés mécaniques - rigidité, flexibilité, comportement face aux chocs - ainsi qu'une courbure longitudinale, une courbure transversale, des proportions, un arc de c-curve, un axe de bord libre, une zone cuticule et un comportement structurel propre. 

Sans même parler du matériau et de la transmission lumineuse de la capsule. Lorsqu’un adhésif photopolymérisable est utilisé dessous, la teinte, l’opacité et l’épaisseur de la capsule, le produit d’adhésion et la lampe doivent former un système compatible afin d’obtenir la polymérisation prévue par le fabricant. 
Certains de ces paramètres sont modifiables. D'autres ne le sont pas.


Coller une capsule sur un ongle n’est pas une compétence.

Savoir laquelle choisir, pour quelle typologie d'ongledans quel axe la poser, afin d'obtenir telle ou telle courburejusqu’à quelle longueur, compensations et corrections... là, on commence à parler métier.


La capsule intégrale.

Elle n’est pas arrivée dans sa boîte par génération spontanée sous la forme d’un morceau de plastique vaguement arrondi. Quelqu’un l’a dessinée.
Et on est bien d'accord : toutes ne sont pas forcément bien dessinées.
Il existe des capsules que je trouve splendides. D'autres que je ne poserais pas sur mes mains même si on me payait très cher pour les porter. Certaines sont plates là où je voudrais une courbe, lourdes là où j’attends de la finesse, trop profondes, trop raides, trop ouvertes, trop pincées ou simplement laides une fois vues de profil. Peut être sont elles sublimes sur une autre typologie...

Il y en a des moches pour toutes. Le pire, ce sont celles dont les parallèles latérales inférieures sont courbes et rentrantes, une horreur, elles transforment la plus belle des plaques naturelles en petit boudin moche. Ça par contre c'est universel... la zone de plaque ne doit JAMAIS faire sentir de courbe!

Anyway. (Oui au fait maintenant que je suis mariée à un américain je parle comme Jean Claude pardonnez moi).

Le fait qu’une architecture soit pré construite ne dispense donc absolument pas de savoir la lire.

Au contraire.
Le tip intégral a simplement déplacé une partie de la compétence de la main vers l’œil.
Parce qu’il y a une différence fondamentale entre savoir reproduire une forme et savoir reconnaître, parmi vingt ou trente formes existantes, celle qui répond exactement au problème posé devant vous.
L’une n’annule pas l’autre. Croire qu’une seule boîte de tips peut convenir à tout le monde, c’est aussi un faux raccourci.


Mon problème à moi s'appelle "ongles tremplins".

Si mes ongles naturels poussaient joliment tout droit, cet article n’existerait peut-être même pas.
Mais mes ongles ont d’autres projets. Ancienne rongeuse, mes ongles poussent... vers le haut. Une jolie petite piste de décollage d'avion qui emporte chacune de mes poses d'ongles, modifiant sa trajectoire au fur et à mesure que le temps passe.
Non contents de leur croissance ascendante, mes ongles sont en plus de ça évasés. 
Je les connais par coeur. Je les porte depuis trente sept ans maintenant, et je les travaille depuis bientôt vingt. J’ai eu largement le temps de m’énerver contre eux. Bien sûr que je sais les rallonger aux chablons, aux popits, aux demi popits, en résine, en gel, en polygel, en renforcement simple, en apex invisible, bla bla bla, . Je peux tout construire dessus, du très court jusqu’à un edge artistique. Avec assez de temps et de maîtrise, on peut corriger énormément de choses. Mais la vraie question n’est pas là.

La question est de savoir quel outil me donne le résultat que je cherche de la manière la plus intelligente.

Avec une capsule intégrale dont l’architecture me convient, je peux sécuriser mes points de sortie asymétriques naturels tout en conservant très peu de volume juste au-dessus. La partie qui prolonge le bord libre étant constituée d’une seule pièce avec celle qui couvre la plaque entière, je n’ai donc pas à créer de jonction de construction supplémentaire sur cette zone. 

Sur mes mains, c’est la façon la plus drastique que j'ai développée pour abaisser le bord libre final sous le niveau de la ligne de profil du point de ma cuticule tout en conservant le rapport finesse/résistance que je recherche.

Réfléchissons : les ongles physiologiques continueront de pousser vers le haut.
Pour ma main, l'ongle idéal n'est ni plat ni presque plat, mon ongle fantasmé, il est quasiment crochu, comme ceux de ma grand mère, ovale et bien courbé vers le BAS.
Et c’est précisément là que la technique des capsules intégrales devient fascinante.

Mais ce sera l'objet d'un futur article, bien moins long et bien plus technique, car c'est une vraie logique à part entière. 

La capsule possède déjà un arc longitudinal. Je ne suis pas obligée de demander à plusieurs couches successives de produits de créer ce volume. 

Je choisis une architecture dont la trajectoire existe déjà, puis je décide si elle est compatible avec l’anatomie placée dessous.


Point barre. Merci les tips! (sympa comme ça ressemble au protocole popits au passage...)

Je ne veux pas un énorme apex planté au milieu de l’ongle comme un château de sable, évidemment.
Mais je ne veux pas non plus nécessairement un ongle tellement redressé qu’il semble avoir été passé au niveau à bulle.
Je veux pouvoir choisir.
Et c’est précisément ce qui m’intéresse dans toute architecture : elle doit servir une intention esthétique, pas une religion.

Une architecture réussie est celle qui produit volontairement le résultat volumique qu'on avait en tête.


« Oui, mais une vraie technicienne sait construire au chablon »

Oui. Et une vraie couturière sait construire un vêtement à partir d’un patron.
Ça ne veut pas dire qu’elle doit tisser son propre coton avant de commencer.

À un moment donné, il va falloir arrêter de confondre la difficulté du processus avec la qualité du résultat.

J’adore les techniques complexes. J’ai bâti une grande partie de ma carrière dessus. Je peux passer un temps indécent à regarder trois millimètres de courbure et trouver ça passionnant.

Mais j’ai maintenant quatre enfants de moins de cinq ans.
Et je n’ai absolument plus envie de passer trois heures à me construire les ongles un dimanche soir uniquement pour prouver sur Instagram que je suis encore capable d’utiliser un chablon.
Même si j’aime ça d’ailleurs, sur mes propres ongles je n’obtiens pas avec le chablon le même compromis de correction, de finesse et de rapidité. Je n’ai simplement pas la bonne indication pour ça. 

Maintenant, je dois terminer ma pose complète avant que quelqu’un me réclame un biberon, perde un doudou ou décide de s'exporter aux urgences à plus d'une heure de route pour la nuit complète.

Si je peux obtenir sur moi un résultat plus précis, plus fin, plus conforme à ce que je veux porter et suffisamment durable en beaucoup moins de temps, je ne vois pas où est le souci.
Je vois plutôt vingt ans d’expérience qui me permettent de ne plus faire compliqué pour le plaisir de faire compliqué.

Le professionnalisme consiste à choisir la méthode qui résout le mieux le problème.

Maintenant, parlons de celles qui pensent que capsule intégrale veut dire « je prends une boîte et je colle ».
Non plus.
Et c’est probablement une partie du problème.

Parce que les détractrices des tips intégraux ont parfois de très bons arguments lorsqu’elles regardent ce qui est effectivement produit au nom de cette technique.
Une capsule manifestement trop petite qu’on écrase sur les côtés. Une autre trop grande que l’on lime jusqu’à limer l'ongle naturel dans le repli latéral avec. Une architecture complètement incompatible avec l’ongle naturel. Une masse d’adhésif insuffisamment photopolymérisée sous la capsule, qui augmente inutilement l’exposition à des monomères réactifs et donc le risque de sensibilisation aux (méth)acrylates. Une zone cuticule épaisse. Du produit qui déborde. Une capsule posée à trois mm des cuticules, avec la jolie bosse de démarcation visible sous la couleur posée, défiant le reflet de lumière..

Et ensuite, forcément, quelqu’un regarde le résultat et conclut :

« Vous voyez bien. Les "capsules américaines", c’est nul. »
Non.
Vous venez de voir une mauvaise pose de capsules intégrales.

Nuance assez spectaculaire.
Je pourrais vous montrer une construction au chablon complètement ratée demain matin. 
Ça ne transformerait pas le chablon en mauvaise technique.

Une capsule intégrale demande de connaître l’anatomie naturelle, de comprendre les forces qui vont s’exercer sur la plaque, de choisir une largeur et une courbure adaptées, d’analyser les points de sortie, d’anticiper la longueur, de connaître les matériaux employés et de maîtriser une application dans laquelle le produit d'adhésion ne doit évidemment PAS entrer en contact avec la peau.
Il faut également savoir gérer ce qui se passe après.
Parce qu’une pose n’est pas terminée lorsque la photo est prise.

Il y a la repousse.
L’entretien.

Le choix entre remplissage et dépose-repose.
Et surtout une dépose qui ne transforme pas l’ongle naturel en feuille de papier parce que quelqu’un a décidé qu’il était plus rapide de tout arracher.
La rapidité d’application n’a aucun intérêt si elle est obtenue au prix de la sécurité, de la précision ou de l’intégrité de l’ongle naturel.

La zone cuticule : là où les « techniques faciles » commencent curieusement à devenir difficiles.
Sur moi, je ne veux pas simplement une capsule qui tient.

Je veux qu’elle disparaisse.
C’est une différence importante.


Je veux que la transition devienne presque imperceptible, tout en gardant un contrôle absolu sur le produit.

Je veux une pose qui soit belle le premier jour, évidemment, mais je suis encore plus intéressée par ce qu’elle raconte trois semaines plus tard.
Je veux que mon repli proximal recouvre le bord de mon tip. Que l'épaisseur soit aussi fine qu'une simple couche de top coat.

Parce que trois semaines plus tard, Photoshop est parti en vacances.

La cuticule a repoussé.
La plaque naturelle est visible.
La transition que vous aviez habilement cachée derrière l’huile et le flash commence à parler.

(Inscrivez vous à la newsletter pour ne pas rater la repousse à trois semaines documentée dans l'un de mes prochains articles.)

Les tips intégraux ne sont pas une solution universelle.

Et si quelqu’un vous vend l’idée qu’une seule boîte de capsules permettra de traiter parfaitement toutes les anatomies de votre clientèle, gardez votre carte bancaire dans votre sac. Cela n’existe pas.

Pour travailler uniquement en capsules intégrales sur une clientèle extrêmement variée, il faudrait disposer d’un éventail considérable de formes, de profondeurs, de courbures et d’architectures.
Certains ongles seront beaucoup mieux servis par un chablon.
D’autres par un renforcement.
D’autres encore par un autre système de construction, sandwich popits, whatever you want.

Et il existera des anatomies pour lesquelles aucune capsule intégrale disponible dans votre tiroir ne constituera une réponse suffisamment précise.
Dans ce cas, changez de technique.
Vous ne négociez pas avec l’ongle jusqu’à ce qu’il accepte votre stock.

C’est là que le mot « shortcut » devient intéressant.

Parce que pour moi, la véritable économie n’est absolument pas d’utiliser une capsule pré construite.

Le "truc", c’est de savoir instantanément où l'on va avant même de commencer sa préparation, de ne perdre aucun temps ou énergie avec une torture mentale de compensation des difficultés, d'aller droit au but, avec aise et certitude de résultat.


Choisir systématiquement le chablon parce que vous avez été formée au chablon est un "raccourci".

Choisir systématiquement le popit parce que vous êtes devenue excellente au popit est un raccourci.
Et prendre systématiquement une capsule parce que vous avez acheté quatre boîtes de tips est exactement le même raccourci.

Le niveau supérieur commence lorsque votre préférence personnelle cesse de décider à la place de l’anatomie.

Donc, chères formatrices qui "détestez les Gel-X"…

... je vous aime quand même.
Certaines d’entre vous m’ont appris énormément de choses très indirectement.
Et je comprends parfaitement comment on peut arriver à cette conclusion en voyant certains résultats, ou après avoir passé vingt ans à perfectionner une autre méthode.
Mais si votre critique se résume à «c’est facile de juste coller des trucs sur les ongles», «ce n’est pas une vraie construction» ou «une bonne technicienne n’a pas besoin de ça», j’ai besoin de davantage. 

Parce que je suis une bonne technicienne. Et j'ai personnellement besoin de ça.

Soyons intellectuellement honnêtes.

Montrez moi. Prenez mes ongles tremplins.

Corrigez-moi cette croissance ascendante.
Réorientez nettement mon bord libre.
Donnez-moi cet arc longitudinal descendant que j’aime.
Gardez-moi une construction fine.

Faites-moi une zone cuticule suffisamment impeccable pour que je l’aime encore à trois semaines.
Donnez-moi une repousse comparable et axée au mm.

Et faites-le-moi en quarante-cinq minutes.

Je regarde avec grand plaisir.
Vraiment.
Montrez-moi.



Mais si la seule amélioration proposée consiste à passer une heure supplémentaire afin de pouvoir dire que "l’architecture a été entièrement fabriquée à la main", je vous laisse ce plaisir.
J’ai des enfants à coucher.



Quant aux techniciennes qui utilisent ces capsules parce que «c’est plus facile»…

Ce n’est pas parce que leur architecture est déjà construite que vous êtes dispensée de comprendre ce qui la structure.

Vous devriez pouvoir regarder votre capsule sous tous les angles, et savoir ce qu’elle va produire avant même de l’approcher de l’ongle.
Vous devriez voir lorsqu’elle est structurellement incompatible avec la plaque placée devant vous.
Vous devriez être capable d’expliquer pourquoi vous choisissez cette capsule plutôt qu’une autre.
Vous devriez savoir à quel moment arrêter d’essayer et prendre un chablon.

C’est précisément cette logique et cette connaissance qui font passer la technique du statut de raccourci à celui d’outil professionnel.

Ce qui m’intéresse dans les capsules intégrales n’a jamais été la promesse de ne plus réfléchir.
C’est exactement l’inverse.
Elles obligent à regarder autrement.

Douze ans de silence sur ce blog, trois ans d'absence sur Instagram (certaines choses se vivent sans aucune audience...) Je n’ai pas arrêté les ongles pour autant. J’ai porté des renforcements, du semi-permanent, mes ongles naturels, des extensions. J’ai continué à observer ce qui me convenait et ce qui ne me convenait pas. Vingt ans à rêver de transformer cette base et ce lit d'ongle naturel...

Et chaque fois que je reviens à mes capsules chéries, je retrouve ce que je cherchais depuis des années : 

Une architecture fine, une trajectoire réellement corrigée, un rapport finesse/résistance qui a fait plus que ses preuves, et la possibilité d’obtenir tout cela dans un timing compatible avec ma vie actuelle.




Je ne les choisis pas au hasard.
Je les sélectionne comme un vêtement.
Je regarde leur coupe avant toute chose.

Certaines sont splendides dans la boîte et horribles sur moi. D’autres paraissent presque banales jusqu’au moment où elles rencontrent exactement l’anatomie pour laquelle elles semblent avoir été dessinées.
Ces amandes au style de l'est ont été obtenues à partir de coffins très basiques. (Et toutes mes clientes vous le diraient, je ne supporte pas les coffins. Sauf comme base de capsules à modifier, hihi.)


Je ne suis pas devenue paresseuse, simplement beaucoup moins impressionnée par la difficulté pour la difficulté.

Vingt ans auparavant, j’avais tant de choses à prouver, je portais des stilettos sur lesquels je pouvais passer plus de seize heures au total juste pour la construction...
Aujourd’hui, je pratique suffisamment bien mon métier pour savoir quand ce n’est plus nécessaire.
Alors non, les capsules intégrales ne remplaceront pas toutes les techniques.

Non, elles ne conviennent pas à tous les ongles.
Non, elles ne transforment personne de médiocre à bonne technicienne.
Mais elles ne sont certainement pas non plus le jouet bas de gamme que certaines personnes aiment encore décrire.
Utilisées sans réflexion, elles peuvent être quelconques.
Utilisées avec un véritable œil architectural, elles peuvent être extraordinairement précises.

Et aujourd'hui, je n’ai plus besoin qu’une technique soit difficile pour la respecter.
J’ai besoin qu’elle soit intelligente.


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J’ai juste décidé de quitter un peu le bruit des commentaires pour garder les vraies conversations ailleurs : vos questions, vos expériences, vos désaccords, vos trouvailles, vos obsessions ongulaires du moment… tout ce qui mérite mieux qu’un petit « super article » sous un post.


See you soon!